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Déc 15

62ème Livre à la Mer : Myriam Daulmerie et Nicolas Martinet nous offrent quelques belles pages humanistes

Deux « livres à la mer » ont permis de riches échanges sur la vieillesse

samedi 03.12.2011, 05:08 – La Voix du Nord

 Lydie George, Myriam Daulmerie et Nicolas Martinet ont permis de riches échanges. Lydie George, Myriam Daulmerie et Nicolas Martinet ont permis de riches échanges.

|  CAFÉ LITTÉRAIRE |

L’association « Un livre à la mer » organisait, samedi, son 61e café littéraire à …

 

la maison des gens de mer. Le sujet en était la vieillesse, et deux personnes connaissant bien le sujet étaient là pour présenter chacune leur premier livre : Nicolas Martinet, pour Le grand âge est à l’abandon, propositions pour éviter le pire, et Myriam Daulmerie pour Sept mois avec vous. Lydie George a tout d’abord présenté au public les deux invités. Nicolas Martinet dirige la maison de retraite St-Antoine, à Desvres, et Myriam Daulmerie, une bénévole qui a passé de nombreuses années, dans le cadre d’une aumônerie, à visiter des malades hospitalisés et à se former à l’écoute, « aimant avant tout la relation à l’autre ».

Ils ont tous deux des points communs : sensibilisés à la condition de la personne âgée (peut-être à cause, chacun, d’une grand-mère bien-aimée), ils ont aussi la foi chrétienne. Le premier a écrit un livre « coup de gueule » sur le peu de considération donné aux anciens aujourd’hui (notre édition du 23 août) ; la seconde a fait un livre-témoignage avec des entretiens qu’elle a eus pendant sept mois auprès d’Odette, âgée de 101 ans… Pendant deux heures ont eu lieu de riches et parfois émouvants échanges, comme : « À partir de quand est-on vieux ? » Réponse de N. Martinet : « C’est quand on se sent vieux, souvent à cause d’un sentiment de solitude ou d’inutilité sociale. » Le maintien à domicile de la personne âgée comme meilleure solution ? « Oui, si elle est entourée, sinon elle peut aussi être heureuse en maison de retraite, surtout si elle l’a choisie. » Mais N. Martinet y déplore aussi la souffrance du personnel médico-social, dont les conditions de travail se sont aggravées ces dernières années… Sont évoqués aussi d’autres modes d’hébergement possibles, en béguinage, en famille d’accueil… « Le temps de la personne âgée n’est pas le même que celui du professionnel, insiste M. Daulmerie, d’où l’intérêt de faire intervenir aussi des bénévoles pour un meilleur accueil, comme ceux des « Blouses Roses » par exemple… » D’où l’intérêt aussi d’organiser des rencontres inter-générationnelles : « Au contact de la personne âgée, on reçoit autant qu’on donne ! » Marie-Line Brévier