Avr 22

Lecture/Rencontre avec Ramiro OVIEDO

  1ère semaine littéraire de Boulogne-sur-Mer
Jeudi 21 avril 2016
Lecture/Rencontre avec Ramiro OVIEDO

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Dans le cadre de la Bibliothèque municipale de Boulogne-sur-Mer, les « Annonciades », le poète Ramiro Oviedo rencontrait ses lecteurs ce 21 avril. Malgré quelques problèmes de changements de salles et d’horaires, une vingtaine de personnes ont répondu « présent » et ont assisté à une agréable rencontre littéraire qui baignait dans une ambiance à la fois zen et bon enfant…

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Originaire de l’Equateur où il est né en 1952, Ramiro Oviedo arrive en France où il obtient un doctorat à l’Université de Toulouse-Le Mirail en 1992. Puis, il enseigne la culture hispanique à l’Université du Littoral-Côte d’Opale. Il habite alors Boulogne-sur-Mer, ville qui l’inspire et où il écrira « la route du poisson », recueil mis à l’honneur au cours de cette manifestation.

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« La route du poisson » n’a rien à voir avec l’activité principale du port de pêche de la Côte d’Opale, le poisson, cité ici, c’est le signe zodiacal de l’auteur… Mais, tous les textes de l’ouvrage sont centrés sur Boulogne, son atmosphère, ses habitants, vus à travers le regard sarcastique de l’auteur. Après une présentation de Patrick Dréhan, conseiller municipal et directeur du Festival de la Côte d’Opale, nous assistons à une lecture en alternance : en espagnol par Ramiro Oviedo, puis en français par Mr Dréhan, qui déclame avec talent. On se régalera d’une jolie description du port boulonnais, on sourira avec un texte très drôle sur les mouettes Ch’Ti, sur la politique de la municipalité pour nous protéger de ses infâmes volatiles ou on est ému avec un texte hommage sur un ami de l’auteur, Achille (Chassot), lors de la visite d’un célèbre cinéaste argentin à Boulogne en 1970….
Pour conclure, le poète a répondu à quelques questions des spectateurs avant de se livrer à la traditionnelle séance de dédicaces…

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Mar 28

Semaine Littéraire à Boulogne-sur-Mer : du 18 au 24 avril 2016

150 livres voyageurs seront libérés dans la ville!

C’est le principe du bookcrossing. On abandonne un livre quelque part, un autre lecteur le trouve, le lit et l’abandonne à son tour, non sans avoir laissé sur le site dédié bookcrossing.com un petit message pour raconter sa découverte.

Divers événements auront lieu durant toute cette Semaine Littéraire pendant laquelle le Livre à la mer apportera sa pierre à l’édifice en déposant dans des lieux visibles 150 romans : sur les bancs du port, des bords de Liane, en Vieille Ville, aux abords des supermarchés, de la Poste, de la mairie…

Ouvrez l’œil et n’hésitez pas à emporter les livres sur lesquels seront apposés les petits logos fluos (voir la photo ci-dessous)

Bonne chance!

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Mar 14

JOURNAL D’ANNE FRANK

« JOURNAL D’ANNE FRANK,

L’annexe : notes du journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944″

Roman graphique de Ozanam & Nadji

Editions Soleil; 144 pages ; 17.95€

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« Le journal d’Anne Frank » est un témoignage important et incontournable de ce qu’ont subi les Juifs durant la seconde guerre mondiale, il a connu de nombreuses rééditions, de nombreuses adaptations aussi (cinématographiques, théâtrales, musicales…). Une adaptation supplémentaire en BD (c’est la première !) était-elle nécessaire ? A une époque où les notions de liberté et de respect des autres (dans leurs différences religieuses, dans leurs différentes origines) sont de plus en plus floues, je pense que ce genre de « rappels » est tout à fait nécessaire…

Les deux auteurs de cette adaptation (quasiment des inconnus, le scénariste est chroniqueur à France Bleue Nord et le dessinnateur est lillois) ont su nous présenter Anne comme une jeune fille comme les autres, avec les mêmes soucis quotidiens que la plupart des jeunes filles d’aujourd’hui. Les décorsrudimentaires accentuent l’intérêt pour les personnages. Chaque planche est bicoloreou tricolore, ses couleurs (une palette réduite mais des couleurs souvent sombres) sont liées aux émotions d’Anne et retranscrivent très bien la notion d’enfermement. L’ensemble se lit sans ennui, bien que l’histoire soit connue. Il manque juste un petit quelques chose, selon moi, pour que l’émotion passe vraiment…

Un ouvrage nécessaire, qui est plutôt réussi et qu’il faut recommander aux jeunes lecteurs, à l’heure où l’antisémitisme est de nouveau d’actualité.

 

A partir de 10 ans.

Didier Hanquez

Le Livre à LA Mer, le 26/02/2016

 

Fév 28

21ème Marché aux Livres d’occasion d’Ambleteuse

Dimanche 13 mars 2016 de 9h à 18h, salle des Fêtes d’Ambleteuse.

L’association Le Livre à la Mer a encore fait le buzz avec de très nombreux visiteurs…et acheteurs le dimanche 13 mars.

Tous les vendeurs étaient contents de leurs ventes, mis à part quelques invétérés bougons…qui reviennent pourtant chaque année et qui nous font sourire dans nos moustaches…

Le diaporama de ce dimanche dans les livres c’est ici

 

 

 

Nov 22

PINK KONNEXION

PINK KONNEXION

de Lucienne CLUYTENS

Editions L’atelier Mosésu, 340 pages, 12 €

 

L’éditeur « Atelier Mosésu », toujours créatif, a encore lancé une nouvelle collection : « Parabellun », la collextion qui sent la poudre ! Le premier opus est signé par Lucienne Cluytens. Cette auteure lilloise de polars a déjà été reçue par « Le Livre à La Mer » au cours d’un Café Littéraire consacré aux dames du Roman Noir. En 2004, son premier livre «  La Grosse » (Liv’Editions) est sélectionné pour le Prix du Polar SNCF. Chez le même éditeur, elle publie « Le Petit Assassin », en 2006, puis c’est dans la célèbre collection Polars en Nord chez Ravet-Anceau que sont édités une série de quatre romans policiers mettant en scène le capitaine Flahaut, policier lillois mal vu par sa hiérarchie mais attachant. C’est ce personnage que met de nouveau en scène Lucienne Cluytens.

Pour sa cinquième apparition, Flahaut est envoyé en mission secrète : il doit retrouver la fille du préfet qui a fugué. Mais, il n’est pas homme à faire des compromis avec le pouvoir. Alors, il suivra ses intuitions, découvrira un trafic de drogue (des pilules roses !), nous entrainera dans les caves et tunnels du vieux Lille et plongera dans le passé de certains notables…

L’intrigue de ce roman est très prenante : une fois commencé, il faut le lire rapidement ! Le style de Lucienne Cluytens, s’il est toujours clair et lisible, a gagné en maturité. De plus, sa connaissance du Lille souterrain ajoute à la crédibilité de l’ouvrage. Un bon polar !

Didier Hanquez

« Le Livre à La Mer », le 20/09/2015

Sep 25

20ème Marché aux livres d’occasion à Ambleteuse

20ème Marché aux livres d’occasion à Ambleteuse.

Le diaporama de la journée en quelques photos souvenirs  Cliquer ici

Avr 20

UN VENT PRINTANIER

UN VENT PRINTANIER

de Michel VIGNERON

Editions L’atelier Mosésu, 320 pages, 20 €

 

Le sympathique éditeur Sébastien Mousse est à l’origine d’une nouvelle collection consacrée à la guerre de 1939/1945, « le roman noir au service de l’histoire ». Trois ouvrages sont annoncés, dus aux plumes de Stanislas Pétrosky, Jean Mazarin et Michel Vigneron. C’est au troisième auteur que nous devons « Un vent printanier ». Calaisien d’origine, Michel Vigneron est policier, il fut en poste à Boulogne-sur-Mer puis, il séjourne actuellement en Guyane. Il se servit de son expérience professionnelle pour écrire des romans comme « Maryline de Boulogne », « Boulogne K » ou « Le puits de la perversion » (chez Ravet-Anceau) qui sont des histoires sombres, violentes et souvent dérangeantes. On lui doit aussi une excellente aventure de « L’embaumeur ».

 

« Vent printanier » est le nom de code d’une opération s’inscrivant dans le dispositif plus vaste organisée par l’Allemagne Nazie, visant à déporter les Juifs des territoires occupés de l’Europe de l’Ouestcomme la France qui devait livrer 110 000 Juifs dans l’année 1942. L’opération fut à l’origine, en France occupée, de plusieurs raflesde Juifs orchestrées et effectuées par la police française, en juillet 1942, sous le régime de notre bon maréchal à Vichy. La plus importante est la rafle du Vélodrome d’Hiver, le 16 juillet : ce sont 13 152 hommes, femmes et enfants qui furent arrêtés, internés et déportés vers les camps d’extermination. C’est cette rafle qui est le décor du roman de Michel Vigneron.

 

Tout commence en juillet 1995, le jour où, au cours d’une commémoration, le Président Jacques Chirac reconnait pour la première fois la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs. Deux vieilles personnes, submergées par l’émotion, y assistent : elles ne se sont pas vus depuis vues depuis la rafle du Vel’d’Hiv’. Le passé resurgit et, alors commencent l’histoire. Et voici la jeune Rachel, chef naturel d’une bande de gamins « le gang des étoiles de shérif », et son frère Joseph qui commet l’interdit en tant que Juif puisqu’il est l’amoureux secret d’une catholique, Françoise Cette dernière a un frangin, un policier dégoulinant de haine, pour les Juifs comme pour le reste du monde. Il profitera de la rafle pour régler ses comptes avec une violence extrême. Il y a aussi Jean, un autre gardien de la paix, qui doute, qui a des remord de participer aux actions de la police française…. Tous ces personnages convergent vers un final surprenant et brutal.

 

Michel Vigneron s’est bien documenté et connait parfaitement son sujet. La vie (si on peut appeler ça la vie) à l’intérieur du Vel’d’Hiv’ est décrite avec rigueur et ça vous retourne les tripes. Il nous montre la haine des Juifs éprouvée par beaucoup de français, manipulés par une certaine exposition, et ça aussi, ça reste dérangeant. Comme à son habitude, l’écriture est directe, compréhensible à la première lecture. Une fois entré dans le livre, difficile de le quitter. L’auteur, bien que policier au quotidien, ne fait aucune concession à ses collègues en fonction il y a 72 ans. Même si je trouve Michel Vigneron légèrement moins à l’aise dans le roman historique que le roman noir, le livre est une réussite que je recommanderai à tous les amis lecteurs.

 

Didier Hanquez

« Le Livre à La Mer », le 20/04/2015

Mar 30

ENTRE PIERRE ET FER

ENTRE PIERRE ET FER

de Gilles DEBOUVERIE

Prolixe Editions, 312 pages, 16 €

 

C’était au dernier salon du polar de Templemars, qui a lieu chaque année le dernier samedi de septembre, que j’ai croisé Gilles Debouverie. Entre les auteurs qui interpellent le lecteur comme des camelots, ceux qui semblent résignés à ne rien vendre et les quelques vedettes du roman policier en représentation, j’ai découvert un écrivain sympathique avec qui il était facile de converser sur son œuvre, l’édition et le monde du livre. Né à Roubaix, habitant actuellement par le petit village d’Illies dans les Weppes (Flandres françaises), il a publié en  2012 son premier roman aux éditions Nord-Avril : « La Cène de Crime ». Il écrit aussi pour la jeunesse : une première aventure de Romane la petite enquêtrice, « La petite accusée », est éditée également chez Nord-Avril en 2014. Cette histoire qui aborde des thèmes comme le racisme et l’intolérance peut contribuer à donner le sens des valeurs aux enfants de cycle 3.

C’est en février 2014 que Gilles Debouverie publie son deuxième roman pour adultes « Entre pierre et fer » chez Prolixe éditions (autrement dit chez lui-même). L’histoire se situe en 1197 en Flandres. Un roman d’aventure devenant  thriller médiéval, on y ajoute une touche de Fantasy, un zeste de roman courtois, une pincée de sentiments amoureux, une autre de magie et voici la recette d’un roman réussi, selon Gilles Debouverie.

Vendeur ambulant voyageant avec sa famille, le personnage central de l’histoire, Arnault, subit un traumatisme lorsque son chariot est attaqué par des mercenaires : sa mère est violée et égorgée, sa sœur enlevée, son père gravement battu perd la tête… Il intègre alors une caravane d’artistes ambulants  et d’artisans qui se rendent à Illies pour les festivités qui accompagneront le mariage de la fille du seigneur du lieu. En chemin, il rencontrera un prêtre qui sera assassiné peu après. Voulant comprendre ce crime et savoir ce qui est arrivé à la famille, Arnault va découvrir une importante machination vengeresse, machination à laquelle sont mélés templier en souffrance, seigneur déshonoré, chevalier au grand cœur, sorcière magnifique et cruelle, Sarrazin justicier et… le grand Amour…

Ce roman est bien attrayant : une fois rentré dans l’intrigue, celle-ci se révèle prenante et les personnages bien attachants (avec des méchants vraiment détestables). Chaque chapitre (qui correspond à une journée) débute par un extrait du journal du héros, ce qui est une bonne trouvaille pour mieux nous faire comprendre ses motivations. On note également une utilisation à bon escient des flash-back pour relancer l’intrigue. Il y a aussi un côté didactique à l’ouvrage car chaque terme médiéval, dont nous avons de nos jours oublié le sens, nous est expliqué, ainsi que la géopolitique des Flandres au douzième siècle.

En conclusion, Gilles Debouverie a su nous faire partager sa passion pour l’Histoire de sa région et de sa ville d’adoption. C’est un roman passionnant que je vous recommande. Bonne lecture !

Didier Hanquez

« Le Livre à La Mer », le 30/03/2015

Mar 20

DEDICACE A LA « MARE AUX DIABLES »

Ce vendredi 13 mars, Olivier de Solminihac  était présent à la librairie « la Mare aux diables » de Dunkerque, pour dédicacer son nouvel album jeunesse, « Le Bateau de Fortune » et son dernier roman adulte « L’homme au fond ».  

Ce fut l’occasion pour lui d’échanger avec ses lecteurs, heureux de le retrouver ; il a pu évoquer de la création du « Bateau de fortune », album jeunesse illustré magnifiquement par le Québécois Stéphane Poulin, qui a travaillé minutieusement la lumière (grâce essentiellement à une série de photos maritimes transmises par l’écrivain). Cela raconte l’histoire de l’ours Michao qui conduit sur la plage abandonné Marguerite, la chevrette, et son ami (frère ?) le renardeau. Mais en ouvrant le coffre de leur voiture, ils s’aperçoivent qu’ils ont oublié jeux de plage, serviettes, maillots de bain… Que faire pour éviter l’ennui ? Eh, bien ! Construire un bateau de fortune avec ce que nous offre le bord de mer…

L’écrivain nous annonce qu’il publiera à l’automne « J’ai peur de savoir lire » (École des loisirs) et « Écrire une histoire » (La Contre-Allée).

 

Lydie GEORGE & Didier HANQUEZ

« Le Livre à La Mer », le 20/03/2015

Mar 10

LE BATEAU DE FORTUNE

LE BATEAU DE FORTUNE

de Olivier de Solminihac & Stéphane Poulin

Editions Sarbacane, 32 pages, 15.50 €

 

Il y a quelques années, j’ai découvert les livres pour la jeunesse d’Oliver de Solminihac aux éditions « L’école des loisirs », j’ai tout de suite été sous le charme de ses histoires qui mêlaient humour et problèmes de la vie courante. Puis, j’ai rencontré l’homme, haute silhouette au regard bleu rêveur, courtois et timide, pour un atelier d’écriture au sein d’une classe d’une école primaire. Cet atelier fut si riche, si attractif que je le pense gravé dans la mémoire de chacun des participants. Depuis, je guette chaque sortie de cet auteur attachant. Et, en cette fin d’hiver 2015, deux de ses ouvrages sortent à un mois d’intervalle : un livre pour adultes, « L’homme au fond » (éditions de l’Olivier), et un album de jeunesse « Le bateau de fortune ». Pour ce dernier, il a collaboré avec Stéphane Poulin, un excellent illustrateur et auteur de littérature d’enfance et de jeunesse québécois né à Montréal.

En début d’été, une voiture conduite par un gros ours, Michao, quitte les embouteillages pour rejoindre une petite plage. Mais, à l’arrivée, l’ours et ses passagers, un renardeau et Marguerite, une chevrette, constatent qu’ils ont oublié toutes leurs affaires! Finis les jeux et les bains de mer ! Pour s’occuper, il va falloir faire preuve d’imagination : par exemple, construire un bateau de fortune avec ce que l’on peut ramasser sur la plage…

Cet album au grand format (23,5 x 31,5 cm) est vraiment une réussite. Les dessins de Stéphane Poulin, au service du texte, sont simplement magnifiques, si lumineux. On sent presque le vent et le soleil sur sa peau. C’est beau, c’est poétique. On a envie de dire : « s’il vous plait, messieurs Poulin et Solminihac, on en veut encore ! » Un livre que l’on a envie d’offrir à tous les enfants que l’on connait !

 

Didier Hanquez

« Le Livre à La Mer », le 10/03/2015

 

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