jan
15

Le 63ème Livre à la Mer : comme un parfum de révolution…

 

André LABOUYRIE au premier plan, et Thierry MARICOURT en plein débat!

Le 63ème Livre à la Mer s’est déroulé ce samedi 14 janvier dans les locaux de la  médiathèque d’Outreau, au centre Phénix (Place Léon Blum), de 16h à 18h. La salle de conférence a pris un air de  salle de bistrot le temps du café littéraire, grâce à l’aide des bibliothécaires qui ont réservé à l’association, au public et aux auteurs un accueil très sympathique.

Les deux  invités,  étaient des auteurs « à la sensibilité de gauche », comme dirait Vincent Delerm!

 Tout d’abord, Thierry Maricourt, qui est actuellement en résidence d’écrivain à Outreau, pendant un an, jusque juin 2012, dont le dernier ouvrage « Les vikings contre Hitler » évoque la résistance norvégienne des années noires.

Mais également, André Labouyrie, professeur d’Histoire et Géographie à la retraite, militant communiste, qui a édité un document très complet sur « L’agglomération boulonnaise et le Parti Communiste Français de 1921 à 1939″.

 

Thierry Maricourt et André Labouyrie n’ont laissé aucun lecteur du public indifférent. Sur leurs engagements réciproques, littéraire ou politique, ils ont  tenu des propos sans détours et pleins d’espoirs. Ces deux-là, idéalistes mais activistes, ont réveillé le public à coup de déclarations sans ambiguités. Maricourt attend des livres qu’ils éduquent, réveillent et élèvent les esprits. Labouyrie pense qu’il est toujours temps d’espérer un avenir meilleur.

Lydie GEORGE et les 2 invités du Livre à la Mer

Ils se sont retrouvés d’ailleurs sur certaines idées, malgré leurs expériences de vie  différentes.

Thierry Maricourt s’est longuement exprimé sur l’histoire de la scandinavie des années noires et sur la résistance très forte que les peuples du froid ont opposée aux nazis.

Quant à André Labouyrie, avec sa verve de prof et son accent du soud-ouest toujours bien présent malgré 50 ans de Pas-de-Calais, il a raconté les débuts du Parti Communiste Français à Boulogne-sur-mer et Outreau, ce qui a permis de découvrir que la vie des Boulonnais de cette époque était loin d’être facile pour la plupart d’entre eux.

 

Thierry MARICOURT, concentré sur l'entretien...André LABOUYRIE...

 

 Après deux heures de questions-réponses avec Lydie George, les deux auteurs ont répondu aux interventions du public, très sensible aux informations dévoilées par M.Labouyrie et, enfin, ont dédicacé leurs ouvrages.

Le public, dans les locaux de la médiathèque d'Outreau

 

 

 

 

 

 

 

André LABOUYRIE, le calme avant la tempête...!

 

–Voir aussi la chronique de l’ouvrage d’André Labouyrie, par Didier Hanquez, dans « documentaires historiques »–

 

Le débat a suscité de nombreuses interventions.

 

 

 

 

 

 

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La semaine dans le Boulonnais

Ecriture et échanges

mercredi 18.01.2012, 14:00

Les personnes présentes sont pour la plupart des habituées de ce genre de rencontres. Les personnes présentes sont pour la plupart des habituées de ce genre de rencontres.

- C’est une rencontre entre deux artistes, que quelques points importants rassemblent, qui s’est déroulée au Phénix samedi devant une vingtaine d’amateurs de lecture et de débat.

À l’initiative de la médiathèque et de l’association Le livre à la mer, c’est l’entre-deux guerres qui était à l’honneur.
Le premier invité, Thierry Maricourt, est actuellement en résidence d’écrivain à Outreau. Il devait rester un an, mais comme la coopération fonctionne bien avec la ville, il reste 6 mois de plus, jusqu’en juin. Son dernier ouvrage « Les Vikings contre Hitler » évoque la résistance norvégienne des années noires.
Le second hôte, André Labouyrie, était professeur d’histoire et géographie, notamment au lycée Mariette. Militant communiste engagé, Il s’est lancé dans la rédaction d’un document très complet intitulé « L’agglomération boulonnaise et le Parti Communiste Français de 1921 à 1939″.
Après un bref retour sur le parcours des deux auteurs, Lydie Georges, de l’association « Le livre à la mer », a animé la discussion. Plusieurs générations étaient représentées dans l’assemblée et le thème de l’engagement était le coeur des échanges.
Plus d’infos : www.lelivrealamer.fr.

A.S

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 Deux auteurs se livrent à la médiathèque…dimanche 22.01.2012, 05:08 – La Voix du Nord

 Débat entre Thierry Maricourt et André Labouyrie. Débat entre Thierry Maricourt et André Labouyrie.

| OUTREAU |

La médiathèque du Phénix vient de proposer un café littéraire grâce à l’association Le Livre à la mer. …

 Une de ses responsables, Lydie George, avait invité deux auteurs de générations différentes mais d’inspirations voisines, puisque leur dernier ouvrage parle des temps de guerre.

Thierry Maricourt, en résidence sur Outreau depuis un an, traite de la résistance norvégienne lors des années sombres dans son ouvrage intituléLes Vikings contre Hitler.

Norvège contre Parti communiste

André Labouyrie, ancien professeur d’histoire et de géographie au lycée Mariette et militant communiste engagé, a publié un riche ouvrage intitulé L’agglomération boulonnaise et le Parti communiste français. Les deux auteurs ont fait part de leur fort engagement et de leur passion. •

Contact : www.lelivrealamer.fr

jan
10

Thierry MARICOURT : « Les vikings contre Hitler »

Oskar éditions 15€

On savait Thierry Maricourt épris de liberté largement au-dessus de la moyenne, on ne le savait pas encore romancier historique, conteur de faits de Résistance. C’est chose faite avec ce roman paru chez Oskar éditions, spécialisées dans la littérature de jeunesse. Visant un public de lecteurs à partir de quatorze ans à peu près, l’histoire de Stig intéresse bien au-delà de l’adolescence. Stig est un enfant dont le père, journaliste est l’un des chefs de la Résistance scandinave dans les années noires, celles où les nazis tentaient d’imposer leur idéologie aux pays d’Europe. On découvre dans ce roman d’action, un peuple danois adepte de la résistance passive. Maricourt n’hésite pas à dire qu’il était le peuple le plus résistant d’Europe : il est vrai que les Danois aideront la plupart des Juifs du pays à fuir les nazis. Le jeune héros, d’abord aux côtés de son père, sera ensuite pris en charge par les réseaux  lorsque son père sera arrêté. Réfugié en Suède, il tombera amoureux d’une jeune juive. C’est ensuite en Norvège qu’il entrera alors lui-même dans l’action. D’une écriture austère comme l’hiver scandinave, le roman de Maricourt laisse aussi parfois pointer quelques perce-neige poétiques…Quoi qu’il en soit, cette histoire venue du froid allonge la liste des écrits de Thierry Maricourt  sur la Scandinavie.

Lydie George

in Côte d’Opale Magazine n055 Février/Mars 2012

jan
10

Lucienne CLUYTENS : « La mort en guépière »

 

Editions Ravet-Anceau, collection Polars en Nord, 11 €

Lucienne Cluytens qui nous présente ici son sixième roman policier est déjà une habituée de la collection «  Polars en Nord ». C’est donc avec un grand plaisir que nous retrouvons son héros, le capitaine Marc Flahaut.

Un noyé est retrouvé dans la Deûle, c’est le corps d’un jeune homme ivre qui fêtait une promotion. Accident ? Meurtre ? Evidemment, cette histoire fait écho dans nos mémoires à la triste actualité de l’année qui vient de s’écouler… Nous plongeons dans l’univers impitoyable de l’entreprise grâce à des personnages masculins sombres ou falots tout en dissimulation, haine et jalousie. Les personnages féminins sont beaucoup plus lumineux et intéressants, Marie-Noëlle, jolie femme au foyer soumise qui s’exprime à travers l’écriture de nouvelles érotiques et le port d’une guêpière rouge, et Nassima, jeune informaticienne dynamique et vive, toutes deux sous le charme du  capitaine Marc Flahaut.

Un roman à la lecture agréable, recommandé pour passer une bonne soirée.

Didier Hanquez

in Côte d’Opale Magazine N°55 Février/Mars 2012

jan
10

Thierry MARICOURT : « Mémoires d’un nouveau-né »

 

 

Editions Chants d’orties, 10 €

 

Dans ce livre pour les jeunes, l’idée de Thierry Maricourt est surprenante : il prend pour personnage principal un nouveau-né qui devient super-intelligent suite à un tout petit incident dans une centrale nucléaire neuf mois avant sa naissance. Ce bébé qui souffre d’un étrange mal de tête perçoit tout, comprend tout, analyse tout. La relation entre les parents et l’étrange bébé est décrite avec beaucoup de finesse. Les expressions et habitudes de Brigitte et Rémi, les parents, sont si ordinaires qu’elles en viennent à souligner la petitesse de leurs vies ainsi que des nôtres. Mais si le début du texte est plutôt drôle, par la suite, le propos est plus dur, les parents ne comprennent plus qui est leur enfant, ils s’inquiètent devant le regard si « adulte » de leur rejeton.

A travers les pensées du nourrisson, Thierry Maricourt, dont on connait l’engagement, en profite pour se livrer à une critique acerbe de notre société, ce qui nous laisse un peu « déboussolé » par cet étrange petit roman.

 Didier Hanquez

in Côte d’Opale Magazine n°55 Février/Mars 2012

 

jan
10

Thierry MARICOURT : « Robert Desnos »

 

Edité par Oskar éditions « Culture & Société », 7,95 €  

Ce petit ouvrage, fort bien documenté, retrace la vie de  ce grand poète français qu’était Robert Desnos. Mais ici point de biographie bien linéaire… Thierry Maricourt a eu l’excellente idée de nous introduire dans la classe d’un professeur de français « hors norme », monsieur Petitot, ceci à travers les yeux d’un petit collégien de sixième. Cet étrange et captivant professeur utilise une technique pédagogique bien originale : sous la forme d’un jeu, il délivre à ses élèves une partie de la vie du poète à chacun de ses cours, ses petits auditeurs devant deviner  qui est ce mystérieux écrivain. Les élèves se prennent au jeu et aucun d’eux  ne soufflera la réponse, même si beaucoup d’entre ’eux ont deviné le nom du poète, afin que le jeu puise continuer.

D’abord écrit pour les jeunes, ce livre plaisant est lisible par tous. Il est complété en fin d’ouvrage par une partie documentaire (interview de Thierry Maricourt, bibliographie, quelques poèmes et photographies…).

Didier Hanquez

in Côte d’Opale Magazine n°55

déc
15

62ème Livre à la Mer : Myriam Daulmerie et Nicolas Martinet nous offrent quelques belles pages humanistes

Deux « livres à la mer » ont permis de riches échanges sur la vieillesse

samedi 03.12.2011, 05:08 – La Voix du Nord

 Lydie George, Myriam Daulmerie et Nicolas Martinet ont permis de riches échanges. Lydie George, Myriam Daulmerie et Nicolas Martinet ont permis de riches échanges.

|  CAFÉ LITTÉRAIRE |

L’association « Un livre à la mer » organisait, samedi, son 61e café littéraire à …

 

la maison des gens de mer. Le sujet en était la vieillesse, et deux personnes connaissant bien le sujet étaient là pour présenter chacune leur premier livre : Nicolas Martinet, pour Le grand âge est à l’abandon, propositions pour éviter le pire, et Myriam Daulmerie pour Sept mois avec vous. Lydie George a tout d’abord présenté au public les deux invités. Nicolas Martinet dirige la maison de retraite St-Antoine, à Desvres, et Myriam Daulmerie, une bénévole qui a passé de nombreuses années, dans le cadre d’une aumônerie, à visiter des malades hospitalisés et à se former à l’écoute, « aimant avant tout la relation à l’autre ».

Ils ont tous deux des points communs : sensibilisés à la condition de la personne âgée (peut-être à cause, chacun, d’une grand-mère bien-aimée), ils ont aussi la foi chrétienne. Le premier a écrit un livre « coup de gueule » sur le peu de considération donné aux anciens aujourd’hui (notre édition du 23 août) ; la seconde a fait un livre-témoignage avec des entretiens qu’elle a eus pendant sept mois auprès d’Odette, âgée de 101 ans… Pendant deux heures ont eu lieu de riches et parfois émouvants échanges, comme : « À partir de quand est-on vieux ? » Réponse de N. Martinet : « C’est quand on se sent vieux, souvent à cause d’un sentiment de solitude ou d’inutilité sociale. » Le maintien à domicile de la personne âgée comme meilleure solution ? « Oui, si elle est entourée, sinon elle peut aussi être heureuse en maison de retraite, surtout si elle l’a choisie. » Mais N. Martinet y déplore aussi la souffrance du personnel médico-social, dont les conditions de travail se sont aggravées ces dernières années… Sont évoqués aussi d’autres modes d’hébergement possibles, en béguinage, en famille d’accueil… « Le temps de la personne âgée n’est pas le même que celui du professionnel, insiste M. Daulmerie, d’où l’intérêt de faire intervenir aussi des bénévoles pour un meilleur accueil, comme ceux des « Blouses Roses » par exemple… » D’où l’intérêt aussi d’organiser des rencontres inter-générationnelles : « Au contact de la personne âgée, on reçoit autant qu’on donne ! » Marie-Line Brévier

 

 

déc
15

Karine GOURNAY : « Moi, je suis normale? Pas toi…Na! »

 

Edité par la société des écrivains, 12€

 

Cet ouvrage assez court est une autobiographie née sous la plume de Karine Gournay, jeune auteure boulonnaise qui est aussi artiste peintre…

Elle y raconte comment son frère, suite à deux méningites aiguës subies alors qu’il n’était qu’un jeune enfant, a basculé dans le monde du handicap. L’émotion affleure à chacune des pages, à chacune des étapes de la vie douloureuse de Phanou, l’émotion mais aussi l’humour et la révolte qui ne sont jamais loin derrière. Ce qui nous touche le plus dans le récit que nous fait Karine Gournay, c’est la franchise avec laquelle elle aborde des sujets assez intimes, comme les brouilles familiales ou les besoins naturels des malades, et des sujets plus spirituels comme la religion ou plus politiques comme les droits des handicapés.

Un premier livre émouvant et attachant qui ne laissera personne indifférent. J’espère que Karine ne s’arrêtera pas là et qu’elle reprendra la plume.

Didier Hanquez, in Côte d’Opale Magazine décembre/janvier 2011

déc
15

Sandrine BERTHIER : « L’assassin du canal »

 

Edité par Ravet-Anceau, collection «Polars en Nord », 8€

 

Après avoir débuté avec l’écriture de nouvelles (elle fut lauréate du concours de nouvelles organisé par la ville de Coudekerque-Branche en 2009), Sandrine Berthier vient de publier son premier roman : un polar léger et captivant.

Un premier cadavre est découvert dans un canal à Coudekerque-Branche : est-ce un suicide ou un meurtre ? Le noyé était un homme gentil et apprécié de tous. Pourtant, le lieutenant Decanter soupçonne un acte malveillant. Quand trois autres cadavres sont repêchés, il n’y plus de doute : ce sont des meurtres. De plus, le « serial killer » nargue la police en lui écrivant des missives provoquantes. L’angoisse se répand dans la petite ville. Le lieutenant Decanter, entouré de personnages attachants (Jules le légiste à l’humour noir, Sylvain le jeune flic, le commissaire bougon) se démènera comme un beau diable pour coincer l’assassin.

Ce roman, à l’écriture agréable et qui fait mouche, contient quelques clins d’œil à Maxime Gillio, un des auteurs phare de la collection « Polars en Nord ». Nous espérons que Sandrine Berthier nous invitera rapidement à une seconde enquête du lieutenant Decanter…

Didier Hanquez, in Côte d’Opale Magazine décembre/janvier 2011

 

déc
15

Pasquier COGNACQ : « Remue-mémoire »

 

 

Edité par la collection «Signe d’Opale », 18 €

 

Pasquier COGNACQ, auteur phare de la collection « Signe d’Opale », nous présente un nouvel ouvrage : il s’agit ici d’un recueil de souvenirs d’enfance sous-titré « souvenirs encore intacts ».

Au fil de quelques cent-soixante-dix pages, Pasquier Cognacq évoque l’enfance, son enfance : souvenirs d’instants, souvenirs d’odeurs, souvenirs de personnes… C’est avec beaucoup de finesse, l’auteur trouvant souvent les mots justes, que sont évoqués un pipi au lit, la prise de conscience de la non-existence du Père Noël (Ah, non ! c’est Saint-Nicolas), l’évocation de l’odeur de l’encre dans la salle de classe (impossible de ne pas la ressentir soi-même), une épicière troublante vêtue d’une robe rouge, et bien d’autres bulles de nostalgie natives du passé de l’auteur…

C’est avec un plaisir certain que l’on s’immerge dans les souvenirs de cet enfant issu de la bourgeoisie de Seclin dans les années juste après-guerre. Pour les amateurs de nostalgie.

Didier Hanquez, in Côte d’Opale Magazine décembre/janvier 2011

 

déc
15

Marie-Claude FAVRY-GARCIA : « Histoires d’écrits vains ».

 

Edité par Christian Navarro éditions, 16,50 €

 

Le recueil de nouvelles de Marie-Claude Favry-Garcia est un bel objet avec une couverture au dessin original.

Les treize nouvelles, toutes sur le thème de l’écrivain, nous plonge dans un monde désuet où les personnages ont des noms improbables comme Uber Doriut ou Ernest Lupus. Chacun de ces personnages est un raté dont la seule obsession est l’écriture. Qu’il soit fonctionnaire vieillissant ou chômeur, démarcheur à la campagne pour une association vendant des livres édités à compte d’auteur ou écrivain en mal d’inspiration, il n’y a aucun avenir pour eux, aucune lumière au bout de leur tunnel… Seule la dernière nouvelle du recueil se termine sur une note d’espoir.

Le style de l’auteure est abordable, agréable, toujours compréhensible, illustré par un vocabulaire riche. On ne peut donc que conseiller à Marie-Claude Favry-Garcia de franchir le pas qui sépare la nouvelle du roman…

Didier Hanquez, in Côte d’Opale Magazine décembre/janvier 2011

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